Interpellation "No culture, no future" - Intervention GC

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


Samedi il y a dix jours, les travailleuses et travailleurs de la culture ont organisé différentes actions, comme un quart d’heure silencieux, dans plusieurs villes de Suisse romande pour sensibiliser les autorités sur leur situation et sur la nécessité d'agir.


Ces mobilisations ont été organisées sur le slogan pas de culture pas de futur ! Un slogan qui résonne pour le groupe socialiste, la culture étant le ciment de la cohésion sociale.


Une cohésion qui est indispensable pour notre canton en cette période particulière. Dans sens, se soucier de l’avenir de la culture, c’est se soucier de l’avenir de travailleuses et de travailleurs de ce domaine, mais c’est se soucier de notre avenir. La culture participant clairement au bien-être et à la santé de notre société.


Alors que dans plusieurs cantons romands, les autorités par l'intermédiaire des médias ou des médias sociaux ont exprimé leur soutien à la culture, à Neuchâtel, c’est silence radio du Conseil d’État. Nous nous étonnons de cette situation et nous déplorons ce silence.


Il ne suffira pas de faire des études ou autres mandats pour que la Chaux-de-Fonds deviennent capitale culturelle, il faudra que les actrices et acteurs culturel.e.s ne de notre canton puisse survivre à cette crise.


Selon une étude-sondage publiée par la Task Force Culture Romande, 43% des actrices et des acteurs de ce domaine craignent de devoir se réorienter professionnellement en raison de leur situation financière créé par la crise sanitaire.


Et de nombreuses entités culturelles – quasiment la moitié - ont également répondu à ce sondage en disant qu’elles se trouvaient dans une situation très critique voire catastrophique.


L’écosystème culture a tout simplement besoin d’une attention particulière. Une attention qui permet de le garder en vie le temps que la situation s’améliore afin que la culture puisse se déployer à nouveau en reprenant ces activités.


Pour le sortir de son silence, nous demandons au Conseil d’État de répondre aux questions suivantes :


- Quelle position le Conseil d’Etat fait-il entendre dans débat national sur la réouverture des espaces culturels ? Soutient-il les propositions du Conseil fédéral ? Est-il prêt à s’engager pour une reconnaissance juridique et administrative du statut spécifique des travailleuses et travailleurs culturel.le.s. au niveau fédéral ? Soutient-il le désengorgement des lieux culturels au niveau cantonal ?


- Qu’en est-il des soutiens financiers à la recherche artistique et à la formation continue ?


- Est-ce que le Conseil d’État a été avancé dans sa réflexion quant à la mise en place de nouveaux mécanismes de soutien financier aux actrices et acteurs du canton ?