Un financement national et solidaire

Soumis à la Confédération dans le cadre du rapport de la Conférence des transports de Suisse occidentale (CTSO), le projet de RER pourra voir le jour dans notre canton en cas d’acceptation par les Chambres fédérales en 2018 ou 2019. Le RER neuchâtelois, estimé à 1,1 milliard de francs environ, sera financé en totalité par le FIF (Fonds d’infrastructure ferroviaire), mais ce financement ne sera pas débloqué avant 2030. Le FIF, accepté par le peuple suisse début 2014, ne concerne pas simplement les travaux d’extension des infrastructures ferroviaires ; il couvrira également leurs coûts d’exploitation et d’entretien ainsi que ceux des infrastructures préexistantes. Pour alimenter ce fonds, les cantons verseront un montant total de 500 millions de francs par an dès 2016. La part du canton de Neuchâtel s’élèvera à 10,7 millions. Afin d’anticiper les travaux de la ligne directe La Chaux-de-Fonds-Neuchâtel, le Conseil d’État propose un préfinancement qui ne se concrétisera qu’en cas d’acceptation du projet par les Chambres fédérales. Cette proposition a été validée par le Grand Conseil au moyen d’une modification constitutionnelle, soumise au peuple le 28 février 2016. Sous la forme de sept emprunts totalisant 900 millions, le canton préfinancerait cette ligne, primordiale pour son développement, jusqu’au remboursement de la Confédération, prévu en 2030. Les emprunts engendreront des intérêts passifs pour un total de 110,8 millions de francs entre 2019 et 2035, soit environ 6,5 millions par année. Afin de ne pas augmenter sa dette, le canton aura recours à une société de financement dont il garantira les emprunts et honorera les intérêts. Il est évident que le canton a besoin du projet de RER neuchâtelois et qu’anticiper son financement est essentiel pour son développement. En votant oui le 28 février, notre canton enverra un signal fort à Berne et augmentera ses chances d’obtenir le financement nécessaire.

Article le Point

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