Recommandation "Les épouses, ces contribuables (toujours) secondaires ?" - Intervention GC

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


Alors que l’article sur l’égalité figure dans la constitution fédérale depuis bientôt 40 ans, nous ne pouvons que faire le constat que l'égalité dans les faits n'est toujours pas atteinte.


Et oui les clichés ont la vie dure. Nous en avons encore l’exemple du débat d’hier dans nos têtes. Je disais hier que les stéréotypes se cachent partout. Et aujourd’hui, même dans sa déclaration fiscale.


En effet, lorsque les couples neuchâtelois remplissent leur déclaration fiscale, ils peuvent remarquer que les femmes sont considérées tout simplement comme des épouses et n’ont pas la chance de faire partie des contribuables de notre canton.


A se demander si avec cette nomenclature, il est imaginé par le service des contributions que seul le contribuable donc l’époux est le seul unique contributeur du ménage ? J’espère imaginer le contraire.


Cette situation comme l'a rappelé la députée Chollet avait déjà fait l’objet d’une question de sa part, il y a quelques années.


En 2021, alors que notre Parlement a revu en grande partie de sa fiscalité, l’image véhiculée est toujours la même « l'homme ramène l'argent et la femme continue a joué son rôle d'épouse ». Comme c’est dégradant. Ces reliques du passé, nous ne pouvons plus les accepter, des reliques patriarcales qui ne devraient tout simplement plus faire partie de notre monde et encore moins dans l’administration cantonal.


Et pire, lorsqu’on est une femme, nous perdons notre identité dans le guichet unique neuchâtelois sous le volet fiscalité, suite à un mariage.


Les arguments évoqués par le Conseil d’État n’ont rien de convaincant. Désolée.


Ce ne sont que des mots me direz-vous ? Mais derrière ces mots se cachent des injonctions et ce sont justement ces injonctions que le groupe socialiste ne veut plus.


Mais également derrière ces mots - et c'est grâce au dépôt de la recommandation que nous avons remarqué, cela a été mentionné par Clarence Chollet - se cache également des pratiques tout simplement sexistes.


Le fait que le Conseil d’État n’ai toujours pas fait les modifications dans ce domaine nous donne malheureusement l’impression qu’il se fiche éperdument de la problématique. Nous ne pouvons que regretter cet état de fait et nous encourageons le Conseil d’État à prendre des mesures rapides pour remédier à cette situation.


Recommandation : la recommandation n'a pas été combattue, l'intervention ci-dessous n'a donc pas été faite.