Quel accueil de l’enfance en cette rentrée scolaire 2019 ? Interpellation GC

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


Il y a deux semaines, les enfants neuchâtelois ont repris le chemin de l’école. Pour un grand nombre des familles neuchâteloises, la rentrée scolaire rime souvent avec casse-tête. En effet, l’organisation n’est pas toujours des plus faciles. Malgré des efforts pour une augmentation des places dans le parascolaire, tous les parents ne sont pas satisfaits des possibilités d’accueil.


N’ayant pas la garantie que les places seront disponibles d’année en année, des horaires scolaires connus tardivement, ou devant accepter les seules plage-horaires proposées découlant d’une priorisation entre enfants pas toujours claire, les familles jouent souvent, trop souvent, d’équilibrisme pour conciliation vie professionnelle et vie familiale. Une conciliation qui est une nécessité pour un grand nombre de familles neuchâteloises, mais une conciliation difficile qui peut être le frein à un développement professionnel, un frein qui touche encore trop souvent des femmes.


Lors de l’élaboration de la loi sur l’accueil des enfants (La LAE), il y a 9 ans, un taux de couverture de 30% pour le préscolaire et un taux de 20% pour le parascolaire. Par le biais de cette interpellation, nous aimerions savoir où nous en sommes dans l’atteinte de ces objectifs. Selon le dernier rapport sur le Fonds pour les structures d'accueil extrafamilial, au plan cantonal en 2018 nous atteignons 28.7% pour le préscolaire et 18.6% pour le parascolaire.

Nous nous approchons de ces objectifs, mais ils ne sont toujours pas atteints. Qu’en est-il des communes ? Y a-t-il de réelles différences ?


Et la question aujourd’hui est de savoir si ces taux sont encore adaptés aux activités professionnelles des familles neuchâteloises. Huit ans après la réforme ne devrait-on pas revoir le système pour l’améliorer. Améliorer un système pour qu’il corresponde à un monde professionnel en constante évolution. Une évolution que, l’on veuille ou pas, est une réalité : Horaires irréguliers, des ouvertures de commerces élargies, un nombre important de personnes pendulaires, les structure d’accueil doivent également répondre à cette situation. Mais le font – elles vraiment ?


Nous profitons l’occasion pour ouvrir la discussion sur des questions en lien avec l’accueil des enfants, mais qui touche à d’autres situations. Dans ce sens, nous aimerions savoir comment voit le Conseil d’État le fait que dans certaines structures, des enfants ne sont pas acceptés en raison de la situation des parents étant à l’assurance chômage.


Un état de fait qui est inacceptable pour le groupe socialiste. Une situation qui n’est pas propice pour des parents étant à la recherche d’emploi. De plus, le groupe socialiste est attaché à la socialisation des enfants et l’accueil pré- et parascolaire y contribue. Ceci dans un souci d’égalité des chances.


Dans ce sens, qu’en est-il de l’accueil des enfants des familles issues de la migration ou bénéficiant de l’aide sociale. Tout comme pour les parents durant de longues périodes ?


Un autre volet primordial pour le groupe socialiste est également les conditions de travail du personnel encadrant dans les différentes structures se trouvant dans le canton. Un personnel encore majoritairement féminin, qui n'est pas suffisamment valorisé. Une convention collective de travail dans ce domaine pour pallier ce problème pourrait être une solution, c’est pourquoi nous aimerions connaître l’avis du Conseil d’État à ce propos.


Interpellation

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