Pour une juste indemnisation du secteur culturel - Intervention GC

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,


Il faut croire que chaque fin de législature se ressemble. En effet, il y a 4 ans nous terminions notre législature avec une recommandation concernant le domaine de la culture. Une recommandation qui demandait la tenue d'Etats généraux. Quatre ans plus tard, la législature suivante s’achève et c'est à nouveau avec une recommandation à propos du domaine de la culture.


Il y a 4 ans, nous regrettions que le Conseil d'État ne soit pas suffisamment attentif à la diversité des actrices et acteurs culturels au moment d’empoigner enfin la révision de la loi sur les encouragements à la culture.


Cette recommandation, acceptée par notre plenum, avait permis de consolider l'idée de la tenue de ces états généraux. Toutefois nous ne pouvons pas êtes réellement satisfaits de ce qui en a découlé. Alors que ce moment devait être l’occasion d’échanger sur la politique culturelle et d’écouter les attentes du terrain, le projet de loi mis en consultation par le Conseil d'État n’en a que très peu tenu compte des propositions des personnes consultées et manque cruellement d’ambition et de créativité.


Dommage que la créativité ne soit pas au rendez-vous quand cela touche à la culture.


Mais voilà, il y a plus d’une année, Corona est entrée dans nos vies et dans la vie politique neuchâteloises. La pandémie a démontré la nécessité d'agir afin de soutenir les actrices et les acteurs culturel de notre canton. Il a fallu revenir à plus plusieurs reprises afin que le Conseil d'État prennent des mesures propres dans le domaine de la culture pour qu’enfin à fin 2020 – donnant l’impression que c’était après avoir raclé les fonds de tiroirs - le Conseil d'État propose enfin une indemnisation subsidiaire. Celle-ci a permis à de nombreuses et nombreux actrices et acteurs culturels de tenir pour une certaine période la tête hors de l'eau.



Alors que la situation dans le domaine de la culture n'a pas évolué, l'arrêt étant quasiment partout la norme et celui-ci se prolongeant mois après mois, et sachant les limites des dispositions fédérales, nous imaginions que le Conseil d'État ferait des propositions pour poursuivre sur sa lancée de décembre et chercherait des soutiens complémentaires pour ce secteur.


Nous voilà en fin de législature, nos travaux s'arrêtent aujourd'hui et aucune proposition n'est venue pour faire face à la situation dramatique que vivent grand nombre d'actrices et d'acteurs culturels de notre canton.


Avec cette recommandation nous demandons au Conseil d'État de mettre tout en œuvre pour la reconduite d'une indemnisation subsidiaire dans le secteur de la culture. Nous sommes bien conscientes et conscient que des mesures fédérales existent mais elles ne sont pas adaptées aux réalités du terrain et bien des actrices et acteurs du secteur culturel passent au travers du filet fédéral, comme le reconnaissait d’ailleurs le gouvernement.


Les montants proposés non rien d’exorbitant en comparaison d'autres montants injectés dans l'économie récemment. Et en comparaison avec les montants engagés par la Ville de Neuchâtel et annoncés hier, il est nécessaire que le Conseil d’État prennent également ses responsabilités dans ce domaine en contribuant directement.