Est-ce vraiment le moment de démanteler le CEFNA ?

Interpellation à laquelle il sera répondu lors de la session spéciale COVID-19 du Grand Conseil neuchâtelois


Interpellation


Nous demandons ainsi au Conseil d’État, s’il est réellement opportun de procéder à ces licenciements dans les conditions actuelles ? 


De plus, pour les personnes qui font partie de ces procédures, n’était-il pas possible d’entamer ces démarches plus tard comme cela a été demandé par les syndicats ? 


Combien de personnes seront finalement licenciées ? Est-ce que ces personnes pourront retrouver un poste au sein de l’État comme annoncé par le Conseil d’État en fin d’année passée ? 


Le Conseil d’État qui avait décidé de travailler avec l’École-Migros pour les cours de français en lien avec le COSM. Ces cours ont-ils eu lieu durant la crise COVID-19 ? Et après, quelle est la suite ?


Développement


Face à la crise que nous vivons avec le Coronavirus, une augmentation du chômage est annoncée à l’échelon international, national et cantonal. Le canton de Neuchâtel ne sera pas épargné. 


Lors de la session du budget 2020, notre parlement s’était déjà inquiété des mesures prises par le Conseil d’État dans le domaine de la formation continue et plus précisément du démantèlement du CEFNA. L’interpellation 19.021 traitait également de notre souci de voir disparaître les cours enseignant les compétences de base dans les structures publiques.


Durant les diverses interventions à ce propos, nous avions rappelé l’importance de la formation continue. Une considération que nous rappelons depuis plusieurs mois mais qui peine à être entendue par le Conseil d’État. Il est vrai qu’une loi est en consultation dans ce domaine, mais il est évident qu’en l’état, le projet n’est pas encore suffisamment adapté à nos préoccupations. La transition écologique ou encore la digitalisation impliquent la nécessité de se former tout au long de la vie et, c’est pourquoi nous devons mettre en place une politique de formation continue solide. Avec la crise du COVID-19, nous sommes certains que les besoins en formation vont augmenter pour les futurs demandeurs d’emploi. Nous ne sommes pas plus rassurés pour les personnes issues de la migration, puisque le Conseil d’État avait évoqué la réalisation du projet Espace, mais là aussi, peu voire aucune information ni projet consolidé a été présenté à notre Parlement. L’impression que le Conseil d’État est plus pressé à démanteler l’existant qu’à proposer des alternatives dans le domaine de la formation continue est bien présente. 


Sur la base de ce constat et dans les conditions actuelles, nous sommes persuadés qu’il est prématuré de démanteler le CEFNA sans indiquer précisément les lieux futurs des formations et le concept général de la formation d’adultes. Les procédures de licenciement actuellement en cours nous semblent dans le contexte actuel inadéquates.


0 vue