Non à l'austérité - Intervention congrès


Chères et chers camarades,

Depuis plusieurs années, notre canton a dû faire face à certaines crises qui ont eu un impact à des niveaux différents. Pour répondre à ces situations pas toujours réjouissantes, notre canton a dû faire preuve d’esprit d’innovation et d’adaptation.

Malgré ce contexte parfois difficile, le parti socialiste a toujours œuvré pour améliorer les conditions de travail et de vie des habitantes et habitants de notre canton. Pour y parvenir, il a toujours été prêt à discuter, à dialoguer et surtout à s’engager pour des causes qui lui semblaient juste.

Oui, camarades, les turbulences financières que vit le canton de Neuchâtel ne sont pas des plus réjouissantes, mais, moi socialiste, ce qui m’intéresse, c’est l’impact des mesures financières prises sur les gens et leur qualité de vie !

Arriverons-nous à sortir un jour du paradoxe neuchâtelois, à ne plus être en queue de peloton dans le domaine l’action sociale, à recréer le plaisir et pourquoi pas la fierté de vivre dans notre canton ?

Camarades, oui j’en suis convaincue !

Dans ce sens, je ne peux que m’opposer à une politique d’austérité qui ne fait état que de réductions, de coupes ou de suppressions, en omettant le mot « recette » qui a une certaine tendance à devenir tabou. Je suis opposée à de telles mesures car je suis persuadée qu’une telle politique ne pourra que mettre en péril la qualité des services publics et donc des prestations envers les habitantes et habitants de notre canton. De plus, ces mesures étoufferont une fois de plus les institutions du canton de Neuchâtel, et dégradera les conditions de vie des personnes bénéficiaires. Et ces conséquences, je ne peux pas m’y accommoder.

De plus, une telle politique n’aura aucun effet sur la conjoncture que nous vivons.

Alors que faire ? Nous devons continuer à nous réinventer et montrer que nous restons le parti dont la force de proposition est l’un de ses plus grands atouts. J’ai l’impression que notre parti a toujours été engagé dans les réformes qui ont été menées dans notre canton, ceci toujours dans un esprit de le rendre plus fort pour faire face aux problèmes que nous avons traversés. Toujours avec le même objectif, je ne pourrai que soutenir des propositions mesurées et réfléchies, dont les conséquences sont réellement connues.

Nous avons beaucoup de domaines dans lesquels nous pouvons et nous devons investir. Je pense ainsi au domaine de la formation. En tant que socialiste, elle doit rester une priorité et son accès doit être maintenu. La formation est l’un des piliers de notre société. Non pas seulement pour trouver un emploi, mais également pour se développer et développer son esprit critique. Mais pour que cela puisse fonctionner, l’enseignement doit être empreint de reconnaissance.

Nous devons également investir dans le domaine de l’innovation et dans les domaines fidèles au développement durable. Dans ce sens, une réelle politique énergétique qui stimule l’économie, et non pas l’exempte des efforts, s’impose. Ne pas prendre le tournant aujourd’hui, c’est augmenter les coûts à l’avenir.

Et finalement, au vu de la situation économique, il est primordial d’investir de manière conséquente dans la culture, autre fondement de notre société, qui assure une meilleure cohésion sociale et permet d’appréhender nos différences. Et dans ce sens, ne négligeons pas les retombées économiques de tels investissements.

Ceci pourra se faire seulement avec une administration qui croit en ces défis et en sentant soutenue.

Toutefois, il est clair, nous sommes coincés par des mécanismes financiers imposés par la droite pour laquelle l’équilibre financier est devenue une obsession. Mais osons proposer de nous défaire de ces mécanismes. Ceci d’autant plus que les situations financières cantonales sont souvent sous-évaluées. Je suis également d’avis que nous devons réfléchir à des propositions qui permettent de constituer des ressources à la hauteur de nos ambitions : allons prendre l’argent où il se trouve !

Et si ce n’est pas de manière durable, faisons-le au moins de manière temporaire.

Alors oui, il est peut-être temps de faire le deuil des années prospères de Neuchâtel pour se réinventer, mais ne le faisons pas au détriment des plus démunis, et pesons le pour et le contre de chacune de nos propositions, dans une vision à long terme. Dans ce sens, je ne peux que me rallier au papier qui nous est soumis ce soir et ne peux que vous encourager à en faire de même !


0 vue